Le jardin mÉdiÉval

Entrée du jardin clos
Entrée du jardin clos

Entrée du jardin clos

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Fontaine du verger

Le « Parc et Château du Colombier »

Parc et château du Colombier
Parc et château du Colombier

est selon les propres mots d'Annabelle de La Panouse : « une histoire d'amour, un coup de foudre qui a stimulé mon imagination et m'a
galvanisé ! ». Lorsqu'elle découvre l'existence du Château du Colombier par hasard dans le patrimoine familial et qu'elle le voit pour la première fois, elle « gamberge » sur toutes les possibilités pour le restaurer. Il faut, pour le mettre en valeur, sortir de ses cendres ce jardin clos qui existe déjà au pied du donjon au Moyen Age mais dont les seules traces qui subsistent, sont ses murs qui délimitent son emplacement. Une fois terminé, ce jardin médiéval doit apporter sa contribution à la présentation de la vie journalière et l'art de vivre médiéval développé dans le projet du parc du Colombier. Pour l'aider dans ce vaste chantier, Annabelle de La Panouse choisit son ami, Alain Richert, célèbre paysagiste, botaniste et écrivain, qui l'aidait déjà dans la restauration des jardins de Thoiry et dont elle connaît les réalisations (ex. Jardin des 5 sens au Château d'Yvoire -74) qui correspondent à ses goûts.

Tonnelle de vigne
Tonnelle de vigne

Sans être une reconstitution parfaite du jardin primitif des lieux, le jardin médiéval du Colombier est le résultat d'une inspiration née d'une recherche pointilleuse sur les jardins médiévaux d'antan qui ne correspondent à aucune perspective mais aux variations des paysages. De cette recherche dans les différentes sources médiévales iconographiques (Tapisserie de la Dame à la Licorne), manuscrites (Capitulaire De Villis de Charlemagne) et diverses, un diagnostic a été posé sur la forme et les composantes des bases du jardin médiéval permettant d'établir un plan paysager du projet final. Mais avant cela, Alain Richert, aidé des étudiants de l'Ecole Horticole de Rignac (12), s'est attaqué à déblayer le terrain et à reconstruire de manière traditionnelle les murs en pierres sèches du pays et les voûtes en anses de panier. Ce jardin doit être avant tout proche de celui que l'on trouvait au Moyen Age dans le secret des espaces monastiques ou par évolution, au pied des demeures seigneuriales.

Pergola de glycines
Pergola de glycines

A ce jour, le Jardin d'Eden présente 350 espèces de plantes, d'arbres et d'arbustes répartis dans 5 styles de jardins, tous réunis dans le jardin clos : le Jardin des Curiosités, le Tapis des Mille Fleurs, le Jardin des Références (ou de Simples), le Carré des Jeux et le Verger. Cette réalisation paysagère est l'illustration même de l'évolution de l'histoire des jardins de Charlemagne au XVème siècle en Occident. Au jardin médiéval, Annabelle de La Panouse ajoutera d'autres créations qui vont compléter et prolonger l'histoire du jardin du Colombier. Le labyrinthe d'amour courtois, la pergola de glycines et les allées de pruniers, de magnolias et de mûriers vont exprimer cette continuité du jardin. Quant à la roseraie et à la rocaille de pivoines, elles ouvriront, aux regards des visiteurs, la perspective sur le château comme on pouvait le faire dans les jardins à la Renaissance. 

Planche botanique
Planche botanique

Visiter le jardin médiéval

Le visiteur découvre à son rythme lors de sabalade dans le jardin, l'ensemble de la collection végétale présentée. Plus d'une trentaine de panneaux mettent en avant les informations botaniques de plantes caractéristiques pour leurs usages dans de nombreux domaines de la vie quotidienne au Moyen Age (Médecine, alimentation, artisanat, hygiène ...).

Dans le plan de visite donné à chaque visiteur du parc des informations concernant le jardin y sont compilées :

  • Histoire des jardins médiévaux
  • Histoire de la construction du jardin du Colombier
  • Proposition d'un circuit de découverte au travers des plantes caractéritiques.